Mon ange gardien, une relation au quotidien !

Revue Étoile Notre Dame

Depuis la création du monde, l’homme vit avec ces créatures célestes. Il est légitime de se poser la question, quand les anges ont-ils été créés ? C’est un mystère. La première manifestation d’un esprit angélique dans la bible est celle de Satan mais cela ne correspond pas à leur création. Saint Augustin nous éclaire : « Quand Dieu a dit : “Que la lumière soit et la lumière fut”, s’il est raisonnable d’entendre par là la création des anges, ils ont été certainement créés participants de la lumière éternelle, qui est la sagesse immuable de Dieu, par qui toutes choses ont été faites, et que nous appelons son Fils unique ; et s’ils ont été éclairés de cette lumière qui les avait créés, cela a été pour devenir eux-mêmes lumière et être appelés pour la participation de cette lumière et de ce jour immuable qui est le Verbe de Dieu (Noël), par qui eux et toutes choses ont été créés. » Nous retrouvons donc les anges très présents pour la venue de Notre Seigneur à Bethléem. Ce sont eux qui sont chargés de l’Annonce.

Quel que soit le jour où ils ont été créés, le Catéchisme de l’Église catholique affirme que les anges « sont là, dès la création et tout au long de l’histoire du salut, annonçant de loin ou de près ce salut et servant le dessein divin de sa réalisation. » (CEC n°332)

Mais ce n’est pas exactement l’objet de cet article puisque nous allons évoquer l’ange gardien que nous retrouvons déjà dans l’Ancien Testament et souvent dans les Psaumes. La question est la suivante : quelle est ma relation avec mon ange gardien au quotidien ? Et toutes les questions qui en découlent, est-ce que je le connais, est-ce que j’ai conscience d’avoir un ange qui m’accompagne ? Est-ce que je lui parle, l’écoute ?

L’ange qui nous accompagne depuis notre conception jusqu’à notre dernier souffle est appelé  : ange gardien. Mais ce nom pourrait être réducteur. Il n’est pas seulement là pour nous protéger, mais pour nous inspirer, nous aider à grandir spirituellement. 

Il est avec nous au quotidien pour notre seul but : la vie éternelle !

Jacques Gauthier nous éclaire sur le rôle des anges en général : le mot « Ange » vient du mot hébreu mal’ak qui signifie messager, ce qui donne angelos en grec, angelus en latin. Si la nature de l’ange est d’être un esprit, il se définit plus par ses fonctions : adorateur, serviteur et messager de Dieu.  « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’une fonction, envoyés pour le service de ceux qui doivent avoir en héritage le salut ? » (He 1,14).

Adorer, servir, protéger

La première fonction des anges est l’adoration et la contemplation de Dieu. Ils reçoivent sans cesse l’amour de Dieu, ils lui rendent cet amour par leur adoration et leur fidélité. « Vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur : À lui, haute gloire, louange éternelle ! » (Dn 3, 58).

La deuxième fonction est de servir Dieu et d’aider les hommes à le prier, à vivre en communion avec lui. Ils nous aiment sans condition, de cette tendresse que Dieu a pour nous. Ils méritent notre accueil, notre affection et notre respect. « N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges » (He 13, 2).

La troisième fonction est de protéger les hommes, de les soutenir dans l’épreuve et de les encourager à faire la volonté de Dieu. Leur joie est grande lorsqu’un pécheur se repent, dit Jésus : « Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 10).

L’Ange gardien

Comme tous les papes, Jean XXIII croit à l’existence des anges et il saisit avec joie les occasions de rappeler cette vérité rassérénante à ses auditeurs. Ses propos sont instructifs. Il exhorte le clergé à réciter le bréviaire avec une ferveur accrue pour la bonne réussite du Concile en ayant recours aux anges gardiens : « Nous demanderons en particulier à notre ange gardien de bien vouloir nous assister dans notre récitation quotidienne de l’Office divin pour que nous le récitions avec dignité, avec attention et avec dévotion, et qu’il devienne ainsi agréable à Dieu, fructueux pour nous et pour les âmes des autres ».

Ce n’est pas aux seuls gens de l’Église que Jean XXIII rappelle la présence agissante des anges gardiens. Il en parle volontiers aux fidèles et tout spécialement aux parents. Que ceux-ci inculquent à leurs enfants la conviction qu’ils ne sont jamais seuls, qu’ils ont un ange à leur côté ; qu’ils leur apprennent donc à converser en toute confiance avec lui : « L’ange gardien est un bon conseiller ; il intercède auprès de Dieu en notre faveur; il nous aide dans nos besoins ; il nous préserve des dangers et des accidents ».

Le culte envers l’ange gardien devrait occuper une des premières places parmi les dévotions chrétiennes. Jean XXIII déclare en évoquant la scène de la Nativité dans la grotte de Bethléem et les chœurs des anges : « Il ne faut jamais négliger la dévotion spéciale envers l’ange gardien, qui se tient à côté de chacun de nous. On pourrait dire que Bethléem présente en quelque sorte une synthèse de lumière : notre Rédempteur et Seigneur, Marie, qui est sa Mère et la nôtre, saint Joseph et les anges. C’est là que s’alimente et que se fortifie notre vie surnaturelle ».

Jean XXIII considère donc le culte envers les anges comme une dévotion essentielle du chrétien. Le Cardinal Daniélou disait : « Les plus grands d’entre les saints et les hommes de Dieu ont vécu dans la familiarité avec les anges, depuis saint Augustin à John Henry Newman ».

Mon ange gardien, un ami, un guide

Comment avoir cette relation avec mon gardien ? Il s’agit d’une relation d’amitié spirituelle. Comment le connaître, lui parler, se laisser guider, inspirer ?

Pour vous apporter ces réponses, nous avons cherché et trouvé dans notre bibliothèque un petit fascicule du père Hubert Van Dijk, théologien, Mon ange gardien, un ami, un guide. Dans un langage accessible, il nous livre sept clés pour vivre une belle relation avec notre ange gardien.

Père Hubert : « Il s’agit de l’aventure de l’Ange et l’homme, faisant route ensemble vers le Ciel, avec l’unique mission, en ce monde et pour ce monde, de faire advenir la glorification de Dieu et le triomphe de son Règne. La réussite dépend essentiellement, en ce qui nous concerne, de la mesure plus ou moins grande où nous faisons entrer l’Ange dans notre vie et où nous nous laissons conduire par lui. »

C’est pourquoi, le thème central est l’amitié avec celui que Dieu nous a donné, venant du Ciel, pour être notre guide, notre ami et notre frère. Il est important qu’en vivant cette amitié nous fassions de constants progrès.

L’amitié se développe en sept phases. Sache ! Écoute ! Demande ! Obéis ! Apprends ! Consacre-toi ! Remercie !

  1. SACHE

Les chrétiens savent, certes, que Dieu a commandé à ses Anges de veiller sur eux, comme le dit le Psaume 90. Mais beaucoup sont à peine conscients de ce que cela signifie et ne pensent pratiquement jamais à leur compagnon céleste. Cela ne change rien à la réalité que tous les Anges gardiens s’emploient auprès de Dieu en faveur de leurs protégés et les gardent, autant qu’il se peut, dans les dangers du corps et de l’âme.

Ce que nous devons encore savoir, c’est que l’Ange n’est pas seulement un messager de Dieu et un fidèle serviteur, mais qu’il est aussi rempli d’un grand intérêt personnel pour nous. Dans les desseins de Dieu, nous sommes, l’Ange et nous, aussi longtemps que dure notre cheminement terrestre, comme frères !

Nous avons, l’Ange et nous, une mission commune à accomplir en ce monde, pour laquelle l’un a besoin de l’autre et l’un aide l’autre. Chacun a reçu de Dieu des talents naturels et des grâces surnaturelles. Nous devons les employer pour l’honneur de Dieu et le salut des âmes. Les Anges nous assistent en cela. Ils nous apprennent à voir les événements et les occasions de la vie quotidienne à la lumière de l’éternité, comme autant de trésors qu’on amasse pour le Ciel ( cf. Mt 6,20).

Pour avancer dans une amitié authentique avec l’Ange, nous devons encore savoir que la mission d’Ange gardien est pour l’Ange lui-même une grande expérience, voire une aventure. Nous pouvons bien nous le figurer. En tant qu’êtres humains, nous sommes pour lui des êtres totalement différents, des êtres composés d’esprit et de matière, vivant dans les limites étroites du temps et de l’espace, ignorants et vulnérables. Pour nous accompagner, l’Ange doit s’adapter à nous et cheminer lentement et patiemment sur les routes sinueuses de notre terre, au lieu de voler à la vitesse du vent dans les espaces infinis qui lui sont propres. De plus, les Anges ne savent pas clairement quelle sera l’issue finale de leur voyage avec nous.

On comprend que l’Ange mette tout en œuvre pour sauver l’homme, en vertu de la pensée qu’il ne veut pas perdre son frère humain, pour toujours !

Il est d’une grande importance de pouvoir le croire, car nous voyons alors l’Ange avec des yeux tout différents. Il n’est plus simplement notre Ange gardien, mais bien plus notre « seconde moitié ». Cela devrait nous encourager à conclure avec lui une authentique amitié, à essayer d’en faire un chef-d’œuvre et à en découvrir toutes les ressources, les grâces et les joies.

  1. ECOUTE

C’est à cette deuxième étape que commence vraiment le cheminement. Il s’agit d’apprendre à écouter l’Ange.

Dans le combat, c’est un réconfort de savoir notre bon Ange à côté de nous. Il veille jalousement sur nous. Pensons au Psaume 90 : « Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger approcher de ta demeure. Dieu a donné mission à ses Anges de te garder sur toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte quelque pierre. »

Le fait de nous savoir à l’abri ne nous dispense pas toutefois du devoir d’écouter l’Ange, quand il a un message à nous adresser : « Je vais envoyer un Ange devant toi pour te garder en chemin et le faire parvenir au lieu que je t’ai préparé. Respecte sa présence, écoute sa voix ! » (Ex 23,20-21).

Nous devons apprendre à capter ses signaux, et à découvrir l’Ange lui-même à travers eux, et à réagir. Car l’Ange parle toujours au Nom de Dieu !

Les Anges agissent avec discrétion - nous ne devons pas l’oublier -, ils ne cherchent pas leur propre gloire (cf. Ap 19, 10; 22,9). On peut admettre que des âmes pures et simples, vivant en présence de Dieu, sont pratiquement constamment éclairées par les Anges, non seulement lorsqu’elles prient, exercent la charité envers le prochain, mais aussi dans leur travail quotidien et les décisions pratiques de chaque jour. Cela signifie que les Anges affinent la conscience des hommes, ce qui leur permet de mieux distinguer entre le bien et le mal, entre ce qui convient et ce qui est péché. On peut dire que l’Ange parle par la conscience de son protégé.

Revenons sur le fait que les Anges nous éclairent, à vrai dire sans relâche, à condition que nous vivions en présence de Dieu. C’est la grâce des petits, des simples, des purs. Pour entendre l’Ange, il nous faudrait redevenir des enfants. « Leurs Anges dans les Cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux Cieux » (cf. Mt 18,10).

Cela exige de nous de la discipline, il nous faut surmonter notre curiosité, notre bavardage, notre soif de nous faire valoir, dominer nos mauvais penchants, éviter les divertissements inutiles ou même dangereux, rompre les relations sociales qui ne nous font pas de bien, nous éduquer à une certaine ascèse dans l’usage des aliments et des divertissements, ou bien, pour le formuler positivement, rechercher « ce qui est d’en haut », tendre concrètement à une vie de prière, une vie en présence de Dieu. Celui qui n’y réussit pas, ou qui n’est pas disposé à mener une vie ordonnée et à surmonter ses mauvaises habitudes, ne va pas plus loin. Il n’est pas en état d’écouter.

  1. DEMANDE

Pour poser des actes méritoires, l’homme doit être dans l’amitié de Dieu, autrement dit, être en état de grâce. Celui qui fait route avec l’Ange s’est décidé pour Dieu et se soucie d’être en état de grâce.

Nous éprouvons alors le besoin d’entrer par nous-mêmes en contact avec notre ange gardien. C’est ce qu’on entend à la troisième étape par : « Demande ». Ce qui signifie aussi : « Interroge-le, demande-lui son secours ».

L’homme a besoin à chaque instant de la lumière et de l’assistance concrète de l’Ange. Lorsqu’il adresse la parole à l’Ange de sa propre initiative, la communication se fait, pour la première fois, réciproque et la grâce de l’amitié commence à poindre.

Il est bon de se rendre compte qu’un des grands fruits de la dévotion envers les Anges est le respect croissant que nous ressentons pour Dieu lui-même !

Le jeune Tobie ne cesse de poser des questions à son compagnon de voyage : « Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? »

Il s’agit là de deux sortes de questions. Nous avons toujours besoin de lumière, de discernement, de compréhension, d’information ; mais aussi d’assistance, d’aide, de force. C’est pourquoi nous voulons sans cesse accepter avec reconnaissance la présence et l’assistance du guide et de l’ami que Dieu nous a envoyé.

Avec la consigne « Demande ! », il ne s’agit pas seulement de demandes, seraient-elles nécessaires et désirables, mais du commencement d’un contact qui se continue. Il s’agit de la conscience que l’Ange est toujours à nos côtés, et du besoin de ce colloque pour nourrir et cultiver l’amitié.

Dans la vie quotidienne, nous sommes sans cesse confrontés à des situations qui sont nouvelles et où l’on ne sait pas toujours clairement comment il faut réagir ou ce que Dieu veut de nous. Il est bon alors de se recueillir un instant et de jeter, par exemple, un regard vers l’Ange ou de lui demander : « Que dois-je dire, que faire ? »

Don Bosco a fait de multiples expériences avec les Anges, il disait : « Le désir qu’a notre Ange gardien de nous aider est bien plus grand que celui que nous avons de nous laisser aider par lui. »

Saint Thomas d’Aquin : « L’homme n’est ouvert aux inspirations de l’Ange que dans la mesure où son esprit se détache de l’esclavage des sens »

Ce qui importe le plus, c’est le silence, la paix et la simplicité dans l’attitude de vie. Si nous persévérons dans cette attitude, l’Ange peut sans peine entrer et sortir chez nous, et l’Esprit de Dieu faire en nous de grandes choses.

  1. OBÉIS

L’obéissance que nous devons à l’Ange est celle que nous devons à celui qui l’a envoyé. Citons, une fois encore, le Livre de l’Exode : «  Voici que j’envoie mon Ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé. Fais attention à lui, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas, car mon Nom est en lui. Mais si tu écoutes sa voix et fais tout ce que je dis, je serai l’ennemi de tes ennemis et je poursuivrai ceux qui te persécutent » (Ex 23,20-22).

En dépit de la proximité et de la fidélité de l’Ange à nos côtés, nous ne devons jamais oublier que l’autorité qu’il exerce sur nous vient de Dieu et que nous ne devons pas prendre le risque de rejeter sa conduite et d’ignorer ses conseils.

Chaque fois que nous prions dans le Notre Père : « Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au Ciel ! », le Seigneur attire notre attention sur l'obéissance des Anges. Ils sont nos grands modèles. Les ailes, avec lesquelles ils apparaissent habituellement dans la Sainte Écriture, sont une image de leur zèle à exécuter la volonté de Dieu à tire d’aile. À leur exemple, nous voulons servir Dieu avec la même obéissance prompte et joyeuse. L’obéissance est quelque chose de grand aux yeux de Dieu !

  1. APPRENDS

« Apprends ! » signifie ici : « Apprends à dire "nous" ! » Cela nous fait faire un grand pas en avant sur notre chemin vers une vie d’union avec notre Ange. 

Nous constatons avec joie comment des choses difficiles cessent tout à coup d’être des problèmes, ou quel bien nous pouvons faire aux autres par ce secours. 

Pasquale Cataneo, confrère de Padre Pio écrit de lui : « Entre lui et son Ange gardien s’était formée une sorte de "fusion spirituelle" qui se traduisait par une "vie ensemble" [Ange et homme]. Il est certain que la voie spirituelle extraordinaire du Padre Pio rendait nécessaire une collaboration hors du commun de l’Ange. Et de même, son ministère pastoral, enrichi de tant de charismes, exigeait une multiplicité de services (de la part de l’Ange) » 

Il suffit de penser, entre autres, au don de bilocation ou à la faculté de s’entretenir dans des langues étrangères. Les termes employés de « fusion spirituelle » ou « vie ensemble » nous laissent entrevoir ce qui est possible entre homme et Ange, même pour des personnes qui ne sont pas douées de charismes particuliers comme l’était le Padre Pio mais dont la vie pourrait cependant, par une amitié intensive avec l’Ange, devenir quelque chose de grand pour Dieu et l’Église.

  1. CONSACRE TOI

Celui qui a découvert l’Ange dans sa vie, et qui s’est mis consciemment en chemin avec lui, ressent tôt ou tard la nostalgie et même le besoin de se lier à lui ! Il est vrai que l’usage d’une consécration à l’Ange gardien est peu connu dans la tradition de l’Église.

Le Saint-Siège a approuvé, le 31 mai 2000, une prière de consécration aux saints Anges à l’usage de l’Opus Sanctorum Angelorum. Elle contient aussi une consécration à l’Ange gardien.

Consécration au saint Ange gardien :

Mon saint Ange gardien, qui contemplez sans cesse la face de notre Père du Ciel, Dieu m’a confié(e) à vous dès le début de ma vie. De tout cœur, je vous remercie de votre affectueuse sollicitude. Je me remets entre vos mains et vous promets mon amour et ma fidélité.

Je vous prie de me protéger contre ma propre faiblesse et contre les attaques des esprits mauvais ; éclairez mon esprit et mon cœur pour que je reconnaisse toujours la volonté de Dieu et l’accomplisse ; et conduisez-moi à l’union avec Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.

  1. REMERCIE-LE

Le Livre de Tobie s’achève sur la question posée par Tobie : « Père, comment pouvons-nous remercier mon compagnon de voyage pour tout ce qu’il a fait ! » Le dernier et plus haut degré de l’union à l’Ange gardien est effectivement la reconnaissance. 

Il s’agit d’un sentiment profond et pénétrant de bonheur et d’émerveillement qui n’est possible qu’entre amis, précisément pour ce don de l’amitié.

Il est, en fin de compte, non pas à notre service, mais à celui de la Providence divine qui sait quelles grâces sont d’importance pour nous, et quand elles le sont. D’autre part, nous devons apprendre à lui laisser régler lui-même une foule de choses. Cela nous donne plus de temps pour nos propres tâches. Si nous faisons participer ainsi davantage notre Ange gardien à notre vie quotidienne, nous l’honorons et notre cheminement commun portera des fruits abondants pour le Royaume de Dieu.

Si nous voulons témoigner notre reconnaissance à l’Ange, unissons-nous souvent, au cours de la journée, à son Sanctus éternel, rendons visite au Seigneur au Tabernacle, toujours entouré d’Anges, gardons le silence et la solitude, tellement nécessaires pour marcher en présence de Dieu et pour la prière silencieuse, pratiquons généreusement les œuvres de miséricorde, vénérons la Sainte Vierge, Reine des Anges, ainsi que les Chœurs des Anges, en particulier les trois Archanges saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël et encourageons tout le monde, sur cette terre de détresses, à vénérer les saints Anges et à les invoquer avec confiance.

Ma prière quotidienne à l’Ange gardien

Mon saint ange gardien, je vous salue et vous remercie. Veuillez en cette journée, me conduire, me guider, me protéger, me gouverner, me précéder partout. Veuillez aussi prier pour moi et prier à ma place chaque fois que je ne pourrai formuler mes prières, et dans la lumière divine, allez chercher pour venir à la messe, les anges gardiens de ma famille, de mes amis, de tous ceux qui se sont recommandés à mes prières, du Saint-Père, des consacrés, des malades, de tous ceux qui vont mourir aujourd'hui. Amen

Depuis la création du monde, l’homme vit avec ces créatures célestes. Il est légitime de se poser la question, quand les anges ont-ils été créés ? C’est un mystère. La première manifestation d’un esprit angélique dans la bible est celle de Satan mais cela ne correspond pas à leur création. Saint Augustin nous éclaire : « Quand Dieu a dit : “Que la lumière soit et la lumière fut”, s’il est raisonnable d’entendre par là la création des anges, ils ont été certainement créés participants de la lumière éternelle, qui est la sagesse immuable de Dieu, par qui toutes choses ont été faites, et que nous appelons son Fils unique ; et s’ils ont été éclairés de cette lumière qui les avait créés, cela a été pour devenir eux-mêmes lumière et être appelés pour la participation de cette lumière et de ce jour immuable qui est le Verbe de Dieu (Noël), par qui eux et toutes choses ont été créés. » Nous retrouvons donc les anges très présents pour la venue de Notre Seigneur à Bethléem. Ce sont eux qui sont chargés de l’Annonce.

Quel que soit le jour où ils ont été créés, le Catéchisme de l’Église catholique affirme que les anges « sont là, dès la création et tout au long de l’histoire du salut, annonçant de loin ou de près ce salut et servant le dessein divin de sa réalisation. » (CEC n°332)

Mais ce n’est pas exactement l’objet de cet article puisque nous allons évoquer l’ange gardien que nous retrouvons déjà dans l’Ancien Testament et souvent dans les Psaumes. La question est la suivante : quelle est ma relation avec mon ange gardien au quotidien ? Et toutes les questions qui en découlent, est-ce que je le connais, est-ce que j’ai conscience d’avoir un ange qui m’accompagne ? Est-ce que je lui parle, l’écoute ?

L’ange qui nous accompagne depuis notre conception jusqu’à notre dernier souffle est appelé  : ange gardien. Mais ce nom pourrait être réducteur. Il n’est pas seulement là pour nous protéger, mais pour nous inspirer, nous aider à grandir spirituellement. 

Il est avec nous au quotidien pour notre seul but : la vie éternelle !

Jacques Gauthier nous éclaire sur le rôle des anges en général : le mot « Ange » vient du mot hébreu mal’ak qui signifie messager, ce qui donne angelos en grec, angelus en latin. Si la nature de l’ange est d’être un esprit, il se définit plus par ses fonctions : adorateur, serviteur et messager de Dieu.  « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’une fonction, envoyés pour le service de ceux qui doivent avoir en héritage le salut ? » (He 1,14).

Adorer, servir, protéger

La première fonction des anges est l’adoration et la contemplation de Dieu. Ils reçoivent sans cesse l’amour de Dieu, ils lui rendent cet amour par leur adoration et leur fidélité. « Vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur : À lui, haute gloire, louange éternelle ! » (Dn 3, 58).

La deuxième fonction est de servir Dieu et d’aider les hommes à le prier, à vivre en communion avec lui. Ils nous aiment sans condition, de cette tendresse que Dieu a pour nous. Ils méritent notre accueil, notre affection et notre respect. « N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges » (He 13, 2).

La troisième fonction est de protéger les hommes, de les soutenir dans l’épreuve et de les encourager à faire la volonté de Dieu. Leur joie est grande lorsqu’un pécheur se repent, dit Jésus : « Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 10).

L’Ange gardien

Comme tous les papes, Jean XXIII croit à l’existence des anges et il saisit avec joie les occasions de rappeler cette vérité rassérénante à ses auditeurs. Ses propos sont instructifs. Il exhorte le clergé à réciter le bréviaire avec une ferveur accrue pour la bonne réussite du Concile en ayant recours aux anges gardiens : « Nous demanderons en particulier à notre ange gardien de bien vouloir nous assister dans notre récitation quotidienne de l’Office divin pour que nous le récitions avec dignité, avec attention et avec dévotion, et qu’il devienne ainsi agréable à Dieu, fructueux pour nous et pour les âmes des autres ».

Ce n’est pas aux seuls gens de l’Église que Jean XXIII rappelle la présence agissante des anges gardiens. Il en parle volontiers aux fidèles et tout spécialement aux parents. Que ceux-ci inculquent à leurs enfants la conviction qu’ils ne sont jamais seuls, qu’ils ont un ange à leur côté ; qu’ils leur apprennent donc à converser en toute confiance avec lui : « L’ange gardien est un bon conseiller ; il intercède auprès de Dieu en notre faveur; il nous aide dans nos besoins ; il nous préserve des dangers et des accidents ».

Le culte envers l’ange gardien devrait occuper une des premières places parmi les dévotions chrétiennes. Jean XXIII déclare en évoquant la scène de la Nativité dans la grotte de Bethléem et les chœurs des anges : « Il ne faut jamais négliger la dévotion spéciale envers l’ange gardien, qui se tient à côté de chacun de nous. On pourrait dire que Bethléem présente en quelque sorte une synthèse de lumière : notre Rédempteur et Seigneur, Marie, qui est sa Mère et la nôtre, saint Joseph et les anges. C’est là que s’alimente et que se fortifie notre vie surnaturelle ».

Jean XXIII considère donc le culte envers les anges comme une dévotion essentielle du chrétien. Le Cardinal Daniélou disait : « Les plus grands d’entre les saints et les hommes de Dieu ont vécu dans la familiarité avec les anges, depuis saint Augustin à John Henry Newman ».

Mon ange gardien, un ami, un guide

Comment avoir cette relation avec mon gardien ? Il s’agit d’une relation d’amitié spirituelle. Comment le connaître, lui parler, se laisser guider, inspirer ?

Pour vous apporter ces réponses, nous avons cherché et trouvé dans notre bibliothèque un petit fascicule du père Hubert Van Dijk, théologien, Mon ange gardien, un ami, un guide. Dans un langage accessible, il nous livre sept clés pour vivre une belle relation avec notre ange gardien.

Père Hubert : « Il s’agit de l’aventure de l’Ange et l’homme, faisant route ensemble vers le Ciel, avec l’unique mission, en ce monde et pour ce monde, de faire advenir la glorification de Dieu et le triomphe de son Règne. La réussite dépend essentiellement, en ce qui nous concerne, de la mesure plus ou moins grande où nous faisons entrer l’Ange dans notre vie et où nous nous laissons conduire par lui. »

C’est pourquoi, le thème central est l’amitié avec celui que Dieu nous a donné, venant du Ciel, pour être notre guide, notre ami et notre frère. Il est important qu’en vivant cette amitié nous fassions de constants progrès.

L’amitié se développe en sept phases. Sache ! Écoute ! Demande ! Obéis ! Apprends ! Consacre-toi ! Remercie !

  1. SACHE

Les chrétiens savent, certes, que Dieu a commandé à ses Anges de veiller sur eux, comme le dit le Psaume 90. Mais beaucoup sont à peine conscients de ce que cela signifie et ne pensent pratiquement jamais à leur compagnon céleste. Cela ne change rien à la réalité que tous les Anges gardiens s’emploient auprès de Dieu en faveur de leurs protégés et les gardent, autant qu’il se peut, dans les dangers du corps et de l’âme.

Ce que nous devons encore savoir, c’est que l’Ange n’est pas seulement un messager de Dieu et un fidèle serviteur, mais qu’il est aussi rempli d’un grand intérêt personnel pour nous. Dans les desseins de Dieu, nous sommes, l’Ange et nous, aussi longtemps que dure notre cheminement terrestre, comme frères !

Nous avons, l’Ange et nous, une mission commune à accomplir en ce monde, pour laquelle l’un a besoin de l’autre et l’un aide l’autre. Chacun a reçu de Dieu des talents naturels et des grâces surnaturelles. Nous devons les employer pour l’honneur de Dieu et le salut des âmes. Les Anges nous assistent en cela. Ils nous apprennent à voir les événements et les occasions de la vie quotidienne à la lumière de l’éternité, comme autant de trésors qu’on amasse pour le Ciel ( cf. Mt 6,20).

Pour avancer dans une amitié authentique avec l’Ange, nous devons encore savoir que la mission d’Ange gardien est pour l’Ange lui-même une grande expérience, voire une aventure. Nous pouvons bien nous le figurer. En tant qu’êtres humains, nous sommes pour lui des êtres totalement différents, des êtres composés d’esprit et de matière, vivant dans les limites étroites du temps et de l’espace, ignorants et vulnérables. Pour nous accompagner, l’Ange doit s’adapter à nous et cheminer lentement et patiemment sur les routes sinueuses de notre terre, au lieu de voler à la vitesse du vent dans les espaces infinis qui lui sont propres. De plus, les Anges ne savent pas clairement quelle sera l’issue finale de leur voyage avec nous.

On comprend que l’Ange mette tout en œuvre pour sauver l’homme, en vertu de la pensée qu’il ne veut pas perdre son frère humain, pour toujours !

Il est d’une grande importance de pouvoir le croire, car nous voyons alors l’Ange avec des yeux tout différents. Il n’est plus simplement notre Ange gardien, mais bien plus notre « seconde moitié ». Cela devrait nous encourager à conclure avec lui une authentique amitié, à essayer d’en faire un chef-d’œuvre et à en découvrir toutes les ressources, les grâces et les joies.

  1. ECOUTE

C’est à cette deuxième étape que commence vraiment le cheminement. Il s’agit d’apprendre à écouter l’Ange.

Dans le combat, c’est un réconfort de savoir notre bon Ange à côté de nous. Il veille jalousement sur nous. Pensons au Psaume 90 : « Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger approcher de ta demeure. Dieu a donné mission à ses Anges de te garder sur toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte quelque pierre. »

Le fait de nous savoir à l’abri ne nous dispense pas toutefois du devoir d’écouter l’Ange, quand il a un message à nous adresser : « Je vais envoyer un Ange devant toi pour te garder en chemin et le faire parvenir au lieu que je t’ai préparé. Respecte sa présence, écoute sa voix ! » (Ex 23,20-21).

Nous devons apprendre à capter ses signaux, et à découvrir l’Ange lui-même à travers eux, et à réagir. Car l’Ange parle toujours au Nom de Dieu !

Les Anges agissent avec discrétion - nous ne devons pas l’oublier -, ils ne cherchent pas leur propre gloire (cf. Ap 19, 10; 22,9). On peut admettre que des âmes pures et simples, vivant en présence de Dieu, sont pratiquement constamment éclairées par les Anges, non seulement lorsqu’elles prient, exercent la charité envers le prochain, mais aussi dans leur travail quotidien et les décisions pratiques de chaque jour. Cela signifie que les Anges affinent la conscience des hommes, ce qui leur permet de mieux distinguer entre le bien et le mal, entre ce qui convient et ce qui est péché. On peut dire que l’Ange parle par la conscience de son protégé.

Revenons sur le fait que les Anges nous éclairent, à vrai dire sans relâche, à condition que nous vivions en présence de Dieu. C’est la grâce des petits, des simples, des purs. Pour entendre l’Ange, il nous faudrait redevenir des enfants. « Leurs Anges dans les Cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux Cieux » (cf. Mt 18,10).

Cela exige de nous de la discipline, il nous faut surmonter notre curiosité, notre bavardage, notre soif de nous faire valoir, dominer nos mauvais penchants, éviter les divertissements inutiles ou même dangereux, rompre les relations sociales qui ne nous font pas de bien, nous éduquer à une certaine ascèse dans l’usage des aliments et des divertissements, ou bien, pour le formuler positivement, rechercher « ce qui est d’en haut », tendre concrètement à une vie de prière, une vie en présence de Dieu. Celui qui n’y réussit pas, ou qui n’est pas disposé à mener une vie ordonnée et à surmonter ses mauvaises habitudes, ne va pas plus loin. Il n’est pas en état d’écouter.

  1. DEMANDE

Pour poser des actes méritoires, l’homme doit être dans l’amitié de Dieu, autrement dit, être en état de grâce. Celui qui fait route avec l’Ange s’est décidé pour Dieu et se soucie d’être en état de grâce.

Nous éprouvons alors le besoin d’entrer par nous-mêmes en contact avec notre ange gardien. C’est ce qu’on entend à la troisième étape par : « Demande ». Ce qui signifie aussi : « Interroge-le, demande-lui son secours ».

L’homme a besoin à chaque instant de la lumière et de l’assistance concrète de l’Ange. Lorsqu’il adresse la parole à l’Ange de sa propre initiative, la communication se fait, pour la première fois, réciproque et la grâce de l’amitié commence à poindre.

Il est bon de se rendre compte qu’un des grands fruits de la dévotion envers les Anges est le respect croissant que nous ressentons pour Dieu lui-même !

Le jeune Tobie ne cesse de poser des questions à son compagnon de voyage : « Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? »

Il s’agit là de deux sortes de questions. Nous avons toujours besoin de lumière, de discernement, de compréhension, d’information ; mais aussi d’assistance, d’aide, de force. C’est pourquoi nous voulons sans cesse accepter avec reconnaissance la présence et l’assistance du guide et de l’ami que Dieu nous a envoyé.

Avec la consigne « Demande ! », il ne s’agit pas seulement de demandes, seraient-elles nécessaires et désirables, mais du commencement d’un contact qui se continue. Il s’agit de la conscience que l’Ange est toujours à nos côtés, et du besoin de ce colloque pour nourrir et cultiver l’amitié.

Dans la vie quotidienne, nous sommes sans cesse confrontés à des situations qui sont nouvelles et où l’on ne sait pas toujours clairement comment il faut réagir ou ce que Dieu veut de nous. Il est bon alors de se recueillir un instant et de jeter, par exemple, un regard vers l’Ange ou de lui demander : « Que dois-je dire, que faire ? »

Don Bosco a fait de multiples expériences avec les Anges, il disait : « Le désir qu’a notre Ange gardien de nous aider est bien plus grand que celui que nous avons de nous laisser aider par lui. »

Saint Thomas d’Aquin : « L’homme n’est ouvert aux inspirations de l’Ange que dans la mesure où son esprit se détache de l’esclavage des sens »

Ce qui importe le plus, c’est le silence, la paix et la simplicité dans l’attitude de vie. Si nous persévérons dans cette attitude, l’Ange peut sans peine entrer et sortir chez nous, et l’Esprit de Dieu faire en nous de grandes choses.

  1. OBÉIS

L’obéissance que nous devons à l’Ange est celle que nous devons à celui qui l’a envoyé. Citons, une fois encore, le Livre de l’Exode : «  Voici que j’envoie mon Ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé. Fais attention à lui, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas, car mon Nom est en lui. Mais si tu écoutes sa voix et fais tout ce que je dis, je serai l’ennemi de tes ennemis et je poursuivrai ceux qui te persécutent » (Ex 23,20-22).

En dépit de la proximité et de la fidélité de l’Ange à nos côtés, nous ne devons jamais oublier que l’autorité qu’il exerce sur nous vient de Dieu et que nous ne devons pas prendre le risque de rejeter sa conduite et d’ignorer ses conseils.

Chaque fois que nous prions dans le Notre Père : « Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au Ciel ! », le Seigneur attire notre attention sur l'obéissance des Anges. Ils sont nos grands modèles. Les ailes, avec lesquelles ils apparaissent habituellement dans la Sainte Écriture, sont une image de leur zèle à exécuter la volonté de Dieu à tire d’aile. À leur exemple, nous voulons servir Dieu avec la même obéissance prompte et joyeuse. L’obéissance est quelque chose de grand aux yeux de Dieu !

  1. APPRENDS

« Apprends ! » signifie ici : « Apprends à dire "nous" ! » Cela nous fait faire un grand pas en avant sur notre chemin vers une vie d’union avec notre Ange. 

Nous constatons avec joie comment des choses difficiles cessent tout à coup d’être des problèmes, ou quel bien nous pouvons faire aux autres par ce secours. 

Pasquale Cataneo, confrère de Padre Pio écrit de lui : « Entre lui et son Ange gardien s’était formée une sorte de "fusion spirituelle" qui se traduisait par une "vie ensemble" [Ange et homme]. Il est certain que la voie spirituelle extraordinaire du Padre Pio rendait nécessaire une collaboration hors du commun de l’Ange. Et de même, son ministère pastoral, enrichi de tant de charismes, exigeait une multiplicité de services (de la part de l’Ange) » 

Il suffit de penser, entre autres, au don de bilocation ou à la faculté de s’entretenir dans des langues étrangères. Les termes employés de « fusion spirituelle » ou « vie ensemble » nous laissent entrevoir ce qui est possible entre homme et Ange, même pour des personnes qui ne sont pas douées de charismes particuliers comme l’était le Padre Pio mais dont la vie pourrait cependant, par une amitié intensive avec l’Ange, devenir quelque chose de grand pour Dieu et l’Église.

  1. CONSACRE TOI

Celui qui a découvert l’Ange dans sa vie, et qui s’est mis consciemment en chemin avec lui, ressent tôt ou tard la nostalgie et même le besoin de se lier à lui ! Il est vrai que l’usage d’une consécration à l’Ange gardien est peu connu dans la tradition de l’Église.

Le Saint-Siège a approuvé, le 31 mai 2000, une prière de consécration aux saints Anges à l’usage de l’Opus Sanctorum Angelorum. Elle contient aussi une consécration à l’Ange gardien.

Consécration au saint Ange gardien :

Mon saint Ange gardien, qui contemplez sans cesse la face de notre Père du Ciel, Dieu m’a confié(e) à vous dès le début de ma vie. De tout cœur, je vous remercie de votre affectueuse sollicitude. Je me remets entre vos mains et vous promets mon amour et ma fidélité.

Je vous prie de me protéger contre ma propre faiblesse et contre les attaques des esprits mauvais ; éclairez mon esprit et mon cœur pour que je reconnaisse toujours la volonté de Dieu et l’accomplisse ; et conduisez-moi à l’union avec Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.

  1. REMERCIE-LE

Le Livre de Tobie s’achève sur la question posée par Tobie : « Père, comment pouvons-nous remercier mon compagnon de voyage pour tout ce qu’il a fait ! » Le dernier et plus haut degré de l’union à l’Ange gardien est effectivement la reconnaissance. 

Il s’agit d’un sentiment profond et pénétrant de bonheur et d’émerveillement qui n’est possible qu’entre amis, précisément pour ce don de l’amitié.

Il est, en fin de compte, non pas à notre service, mais à celui de la Providence divine qui sait quelles grâces sont d’importance pour nous, et quand elles le sont. D’autre part, nous devons apprendre à lui laisser régler lui-même une foule de choses. Cela nous donne plus de temps pour nos propres tâches. Si nous faisons participer ainsi davantage notre Ange gardien à notre vie quotidienne, nous l’honorons et notre cheminement commun portera des fruits abondants pour le Royaume de Dieu.

Si nous voulons témoigner notre reconnaissance à l’Ange, unissons-nous souvent, au cours de la journée, à son Sanctus éternel, rendons visite au Seigneur au Tabernacle, toujours entouré d’Anges, gardons le silence et la solitude, tellement nécessaires pour marcher en présence de Dieu et pour la prière silencieuse, pratiquons généreusement les œuvres de miséricorde, vénérons la Sainte Vierge, Reine des Anges, ainsi que les Chœurs des Anges, en particulier les trois Archanges saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël et encourageons tout le monde, sur cette terre de détresses, à vénérer les saints Anges et à les invoquer avec confiance.

Ma prière quotidienne à l’Ange gardien

Mon saint ange gardien, je vous salue et vous remercie. Veuillez en cette journée, me conduire, me guider, me protéger, me gouverner, me précéder partout. Veuillez aussi prier pour moi et prier à ma place chaque fois que je ne pourrai formuler mes prières, et dans la lumière divine, allez chercher pour venir à la messe, les anges gardiens de ma famille, de mes amis, de tous ceux qui se sont recommandés à mes prières, du Saint-Père, des consacrés, des malades, de tous ceux qui vont mourir aujourd'hui. Amen

©2026. Mon Ange Gardien

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